Mettre du cœur à l’ouvrage, ça finit par payer, non ?

Mettre du cœur à l’ouvrage, ça finit par payer, non ?

Mettre du cœur à l’ouvrage, s’investir pleinement dans son travail, c’est, dit-on, la condition sine qua none pour réussir dans la vie.

Nous verrons qu’on peut alors se tromper de combat.

mettre du coeur à l'ouvrage

Une condition sine qua none

Tiens, arrêtons-nous ensemble, quelques minutes.

Si je te dis : tiens prends 4 semaines de vacances, là maintenant. Que me dis-tu ? Que ressens-tu ?

Du stress, peut-être, de la culpabilité, sans doute, l’impossibilité, surement !

Je crée mon entreprise, je dois m’investir à fond !

Bon, prendre 4 semaines de vacances, quand tu démarres ton entreprise c’est inconcevable n’est pas ?

Tu dois mettre du cœur à l’ouvrage, dès le démarrage de ton entreprise.

Pris par la passion, pris par le plaisir et l’ivresse de la création de ton entreprise (la tienne, bon sang, c’est géant !), tu démarres sur les chapeaux de roue.

Et c’est pas prêt de s’arrêter, tu y crois à fond !

Et tu as bien raison.

Si tu ne fais rien, rien ne se fera, c’est évident.

Mon entreprise croît, c’est génial !

Après avoir créé, vient le temps de transformer.

Il faut transformer tous ses leads entrant en clients, transformer tous ses clients en clients fidèles et satisfaits

Hey, tu as pensé à répondre à tes 200 mails journaliers ?

Attends un peu, tu ne vas pas te reposer ce week-end : tu as les salaires à payer. Et puis penses à ces devis, qu’il faut envoyer !

Et la propal, tu l’as faites pour début de semaine prochaine ?

De nouveau, tu te retrousses les manches, ton week-end et tes prochaines soirées vont être bien chargées, mettre du cœur à l’ouvrage va être nécessaire pour arriver à tes fins !

le burn-out arrive

Faire croître son entreprise demande de l’énergie, et tu avais signé pour ça !

Mais là, ça commence à être un peu trop …

La passion, je t’aime moi non plus

Plus haut dans l’article, je te proposais d’aller voir une recherche sur la passion.

Es-tu passionné-e de ton entreprise ?

  • Penser à ton entreprise t’apporte des angoisses ?
  • Si tu ne travailles pas pour ton entreprise, tu ressens un manque ?
  • Tu en parles souvent, trop, trop souvent ?
  • Par moment, tu en as marre, tu souffres de ton entreprise ?
  • Tu as peur de perdre ton entreprise, à un point que ça te ronge l’esprit par moment ?
  • Prêt-e à beaucoup dépenser pour ton entreprise (du temps, de ton argent) ?
  • Comptes-tu ton temps ?

Si tu as répondu à oui à au moins deux des questions, tu es sur la voie de la passion, ou peut-être es-tu déjà complètement passionné-e de ton entreprise ?

Les risques de la passion

Quand tu es passionné-e, tu prends toujours plaisir à ce que tu fais.

Si ton travail devient une passion, est-ce encore une passion ?

Et pourtant la passion peut virer au cauchemar, à la folie compulsive. Et nous verrons plus tard, à des conséquences plus désastreuses.

Être passionné-e, c’est aussi vivre un manque fort quand tu n’es pas avec la personne, avec l’objet que tu adores.

Ainsi, toi entrepreneur-e, passionné-e de ton entreprise, tu vas, sans le savoir réagir avec vigueur quand tu ne seras pas avec ton entreprise.

En famille, tu ne penseras qu’à ton entreprise.

La nuit, tu n’arrêteras pas de penser à ton entreprise.

C’est normal non ? sans moi, l’entreprise ne va pas bien avancer !

C’est sûr tu es important pour ton entreprise, mais es-tu essentiel ?

surcharge de l'entrepreneur-e passionné-e

Vers le burn-out de l’entrepreneur-e ?

Oui, oui, tu as bien lu le titre, j’ai bien écrit : Burn-out.

Que tu sois ou non passionné-e par ton entreprise, mettre du cœur à l’ouvrage peut, à la longue, avoir des limites qu’il ne faudrait pas franchir !

Facile à dire, plus difficile à faire : avec mes dossiers que je parlais tout à l’heure, et le paiement des salaires, je vais être obligé de ne plus sauter mon repas du midi pour gagner du temps !

Loin d’être moralisateur, je souhaite au contraire partager ce grand mal qui ronge notre pays.

Tu ne vas pas faire de la Politique, non plus !

Non, et encore non, je ne ferai pas de la Politique qui a mauvaise image, je te parle ici politique dans le sens noble du terme.

« La politique n’est pas là pour faire le bonheur des hommes. Elle est là pour combattre le malheur – et elle seule, à l’échelle d’un pays ou du monde peut le faire efficacement. »
André Comte-Sponville – Le capitalisme est-il moral ? – 2004

Je disais donc qu’un mal intense ronge notre pays, personne, ou peu de personnes n’en parle.

Il fait d’énormes dégâts dans notre Pays :

Le burn-out des entrepreneur-es.

A force de s’investir dans son entreprise, à force de trop donner, de se dire qu’il faut mettre du cœur  à l’ouvrage, et de se mettre une pression forte (folle ?), on se rapproche doucement des limites de notre mental et de notre organisme !

Et si on pousse un peu trop loin … on craque … physiquement, moralement !

Comment faire pour s’en sortir ?

Faire des pauses, est-ce la solution ? Dans un de mes premiers articles, je te proposais de faire des pauses, de s’autoriser des moments différents, où tu peux souffler un peu.

C’est vrai que c’est bien, et je te le conseillerai toujours.

Cependant, quand tu es pris dans le rush, faire des pauses, je le conçois, peut aussi engendrer l’effet inverse : rajouter du stress au stress.

Comment ?

Si tu te permets une pause, alors que ça t’empêche de finir le travail que tu dois absolument finir demain, comment apprécier cette pause : elle sera culpabilisante, négative et mal-vue !

se faire aider avant qu'il ne soit trop tard

Se faire aider

Le plus dur quand on a une entreprise, c’est de prêter son bébé, tu ne trouves pas ?

Cette nécessité est sans doute moins dure si tu es associé-e à d’autres personnes dans ton entreprise.

Et si, avant de tout déléguer à tes salariés (de manière chaotique le plus souvent), tu te faisais aider par un professionnel du changement, un coach pour dirigeant-e ?

Les coachs, de vrais soutiens

Parfois le coach n’est pas celui que l’on croit.

J’ai par exemple beaucoup travaillé sur ma productivité et mes qualités, mes valeurs, grâce à une directeur de communication.

L’entrepreneur-e est souvent une personne autonome, qui a comme vice caché (plus ou moins) l’indépendance.

Alors, se remettre en question, oui, mais se faire aider : quelle idée !!

Réussir à passer la sensation d’être en difficulté, pour accepter qu’un professionnel peut devenir un partenaire de vie, de sa propre vie !

Les bons coachs d’entrepreneur-es sont des catalyseurs, de très bons catalyseurs pour ta productivité, pour tout changement que tu souhaites et juge nécessaire.

Les livres sources d’inspiration

Si tu as un esprit plus auto-didacte, je te conseille alors de te tourner vers les livres.

Certains sont une mine d’or pour s’améliorer.

Citons par exemple :

Du cœur à l’ouvrage, mieux investi

Tu l’as compris, pour moi, s’investir dans son travail, dans son entreprise c’est une très bonne chose.

Par contre, quand tu te bas contre les éléments, alors que tu pourrais les utiliser en ta faveur, je pense que c’est une perte d’énergie.

Je t’arrête tout de suite, je ne vais pas te dire que c’est simple !

Ca n’est pas simple, tu vas même galérer à sortir de tes dépendances affectives et mentales envers ton entreprise.

Tiens prends cette image, tu la connais sans doute :

trop occupe pour s'ameliorer

« non merci, nous sommes trop occupés »

Elle résume tout le combat que l’on doit mener contre ses habitudes, ses croyances.

Les deux hommes qui poussent la charette avec les roues carré (oui, oui les roues carré) mettent du cœur à l’ouvrage pour avancer ! Et quelle énergie ils mettent !

Ce que je souhaite te démontrer, c’est qu’en mettant cette même énergie, mais en utilisant de bons outils, tu iras plus vite, ou tu avanceras mieux.

Les étapes pour s’en sortir

Pas de solution miracle ici.

Je t’ai bien eu, n’est-ce pas ?! Tu te dis sûrement : je me suis tapé tout cet article, pour ça !

En fait, si, il existe non pas une solution, mais des solutions !

Aller, tu l’as bien mérité, je te propose un teasing de ma future boîte à outils pour sortir de la dépendance passionnelle menant au burn-out  :

  1. Ne commences pas ton changement durant un gros (très gros dossier)
  2. Quand tu es prêt-e, préviens tout le monde (clients, famille) que dans deux semaines (pas plus), tu vas t’absenter durant 3 jours.
  3. Durant ces deux semaines, tentes de tout préparer pour ta future absence.
  4. Ca y est, tu y es, c’est le grand moment, tu vas partir.
  5. Et bien, en fait tu ne pars pas. (What ?)
  6. Tu restes dans ton entreprise, et tu deviens observateur.
  7. Ta mission : noter tout ce qu’il se passe sans toi, en bien, en mal.
  8. Soit rigoureux.
  9. Tiens les trois jours !
  10. Un salarié te demande de l’aide, un client t’appelle, veut te voir : tu n’es pas là ! Réellement.
  11. C’est bon tu as tout noté ? Soit bien critique …

Je te proposerai la suite très bientôt !

 

Et toi, tu t’en sors avec ton entreprise ?

A très vite

Entreprends, pour de vrai, et avec plaisir (quand on peut).

 

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