Les fameuses préparent le printemps de chaque femme, à Nantes

Les fameuses préparent le printemps de chaque femme, à Nantes

Lorsque l’on entreprend, avec tout le vrai et le réel que ça comporte, on découvre toute la dureté que veut ça veut dire d’être libre de faire ses choix. Si l’on est une femme, on découvre une nouvelle dureté, encore plus forte et plus concrète.
Les fameuses ont souhaité nous le rappeler, nous faire réfléchir à la condition de la femme, en entreprise, dans la vie de tous les jours, grâce au Printemps des fameuses.

Un entrepreneur parmi les fameuses

Partir un vendredi, et se dire que l’on sera en minorité, que presque 95% des personnes autour de vous vivent quelque chose que vous ne vivez pas tous les jours, c’est à la fois intriguant et en même temps intimidant.

Un homme, qui entreprend, il en ressort comment de cette journée ?

 

Retours sur une journée forte en prise de conscience, et en réflexion.

La petite violence, celle de tous les jours, pour une femme

Hey, je ne vous ai pas dit que j’ai rencontré Julie là-bas ? Julie a 32 ans, elle crée son entreprise dans la tech.

Julie vivait déjà tous les jours des violences, si petites que voyons c’était elle qui se les imaginaient.
Lesquelles ?
Souhaitez-vous un peu de Mansplaining, ou bien ça sera peut-être un peu Manterrupting saupoudré au Bropropriating ? Il n’y en a jamais assez pour mettre à l’aise une femme.

Julie remercie Eloïse Bouton pour son intervention au Printemps des fameuses, pour nous rappeler toutes ces mots inventés par les anglophones pour parler de ce que vivent les femmes au quotidien.

Maintenant qu’elle commence sa vie d’entrepreneuse (ou entrepreneure), imaginez les obstacles qu’elle va encore rencontrer.

Va-t-elle fuir ce monde comme plus de 41% des femmes travaillant dans le secteur techno alors qu’elle souhaite entreprendre dans ce domaine ?
Pourquoi ne pourrait-elle pas entreprendre dans ce domaine ?

Avec l’étiquette macho dans ce milieu, et à peine 30% des femmes à un poste de chef de projet informatique, c’est un vrai parcours de la combattante que Julie va vivre !

Quelle est à votre avis l’image la plus connue dans le milieu geek, d’une femme conquérante, qui défend ses convictions ?

Comment Julie se sent-elle maintenant ?

C’est sûr elle ne doit pas avoir confiance en elle. C’est bien connu, une femme n’a pas confiance en elle.

Le mensonge de la confiance en soi (pour les femmes ?)

Julie apprend grâce à Marie Donzel que le manque de confiance n’est pas l’apanage des femmes : une étude scientifique démontre même que sur un panel de 100 personne, 50,1% des hommes disent avoir confiance eux et en leurs compétences,  49,9% sont … des femmes !

Julie découvre que c’est l’éducation des filles depuis plusieurs siècles qui a permis aux femmes d’exprimer leur manque de confiance en elle, alors que les hommes ont du eux cacher leurs peurs et bomber le torse !

Rien de bien rassurant me direz-vous !

Et pourtant Marie Donzel précise à Julie, qui commence à se dire qu’elle n’est pas faite pour entreprendre, que le manque de confiance est une très grande qualité : ne pas avoir trop confiance en soi génère le doute, et le doute est une clef pour bien choisir dans des moments décisifs.

Ce n’est pas alors une confiance en soi qu’il faut avoir, il faut avoir :

  • Confiance dans ce que l’on fait
  • Confiance dans les autres

Julie comprend alors qu’elle peut en sortir grandie, et ne pas se culpabiliser d’un contexte qui a induit ce qu’elle pourrait être aujourd’hui : et pourtant qu’elle n’est pas.

Et au fait, se dit Julie, je vais devoir recruter …

La discrimination positive, un bienfait ?

Julie souhaite amener une parité dans ses futurs équipes, pour éviter de reproduire ce qu’elle a vécu durant toute sa carrière.

Au Printemps des fameuses, Julie a écouté Laurence Parisot, engagé, et engageante. Souhaitant affirmer sa conviction sur les bienfaits de loi imposant la parité. En somme, pour Julie, c’est véhiculer la discrimination positive.

Julie se souvient alors de Léna, une future stagiaire qu’elle avait rencontrée quelques semaines auparavant.
Léna avait avoué être soulagée d’avoir été recrutée sur ses compétences, et non pas sur son sexe.

Le directeur de mon école m’avait dit que je n’avais pas à passer le test pour valider mon entrée, car j’étais une des seules femmes, exprima Léna.

Dans le monde informatique, il sera dur, Julie le sait, d’atteindre ce but.

Et pourtant, c’est l’un des rares secteurs où la discrimination sur le salaire est l’une des plus faibles.

La petite note

Vous l’aurez compris, Julie était une personne fictive, qui m’a servi de file conducteur durant tout ce résumé de la journée du printemps des fameuses 2017.

Je posais la question de comment ressort un homme entrepreneur après une journée aussi intense.

Ressortir de cette journée, c’est déjà y être allé. Je tiens à noter que, sans calcul exact certes, nous étions moins de 5% d’hommes à cette journée. Je vous laisse analyser les raisons.

Pourquoi un entrepreneur homme va à ce genre d’événement ?

Entreprendre, c’est une énergie tellement forte, c’est un don tellement merveilleux. Et pourtant, dans le concret, les femmes aujourd’hui, pour beaucoup d’entre elles, en France, se heurtent à des difficultés accrues pour mener à bien leur(s) projet(s) d’entreprise.

Les favoriser, les avantager, est un bien, un mal ? Le sujet n’est pas là.

Avancer, ensemble, se faire confiance, pour établir des relations, pour tisser des liens, de vrais liens professionnels, hommes, femmes, sans avoir besoin de souligner le genre, voilà ce que l’on ressent après une journée comme celle-ci !

Et vous, vous êtes allé(e) au Printemps des fameuses ?

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Une réaction au sujet de « Les fameuses préparent le printemps de chaque femme, à Nantes »

  1. Eh bien Evan, ton post est aussi sensible que percutant. Parler des conditions discriminatoires que subissent les femmes à travers l’expérience “virtuelle” de Julie (qui est en fait ton regard, celui d’un homme) m’a vraiment bluffé . Tu es la preuve vivante que les choses changent, et je te rejoints dans l’idée que c’est un combat qui doit s’écrire au pluriel. Tu fais mentir le stéréotype selon lequel les hommes ne sont pas doué de sensibilité. Merci à toi (Estelle)

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