Améliorer sa réussite – Le top 11 à apprendre en 7 ans – La suite

Améliorer sa réussite – Le top 11 à apprendre en 7 ans – La suite

Le chemin est toujours long pour atteindre cette île paradisiaque, la terre promise : la réussite de ton entreprise. Tu la vois, au loin, te taquinant, te faisant de l’œil … Et pourtant, tu tiens bon, tu y crois, tu avances, tu te bats devant les intempéries, les tempêtes qui arrivent !

Comme dirait Mamie Jeanne, après la pluie vient le beau temps !

En 7 ans d’entreprise, j’en ai traversé des tempêtes, j’en ai essuyé des tornades et des cyclones ! Quand tu entreprends pour de vrai, il faut l’avouer, c’est monnaie courante, tu ne penses pas ?

J’ai souhaité ici te proposer le top 11 de ce que j’ai appris durant la traversée de ces tempêtes.

Pourquoi je commence à 5 te dis-tu ? Tu n’as pas du lire mon premier article sur le top 11 de ce que j’ai appris en 7 ans d’entreprise. Ce deuxième article, comme le premier, fait évidemment parti de la série Entreprendre pendant 7 ans, ça donne quoi ?

Top 5. Investir en période faste

C’est dur les débuts, n’est-ce-pas ? Tu construis pierre après pierre un édifice que tu vois grand, très grand (ou que tu veux voir grand). Tu as bien raison !

C’est en mettant du cœur à l’ouvrage que ça va finir par payer !

Et puis tout d’un coup, tu ne sais pas trop comment ça arrive, ou en tout cas, pas quand exactement, la mayonnaise prend, et tu te retrouves à vivre une croissance (forte ou pas, c’est pas important) de ton entreprise.

Tu cris victoire, c’est enfin la reconnaissance de ton travail, et de celui de tes salariés (si tu en as déjà embauchés).

Et .. que fais-tu alors ?

J’investis, c’est le moment

Oui, très bien, tu as bien lu le titre de ce paragraphe, bravo !

En fait, la plupart du temps, tu vas ressentir la peur de perdre ton précieux ! (référence Golum, pour les fans de Star Wars …)

Et oui, c’est tout nouveau, et ne plus avoir de croissance, alors que ton comptable te le répète tout le temps, c’est le mal.

La croissance amènera la croissance, et ton entreprise prospérera (amen)

Alors, tu vas bosser, bosser encore plus, pour continuer à avoir cette croissance.
Tu te dis alors que de toute façon ça va continuer, maintenant que c’est lancé, et que tu travailles dur pour ça.

Et avec la croissance, tu auras de belles marges, donc tu pourras investir, tout seul comme un grand !

Sans ces maudites banques, sans prendre de risques, je suis trop fort !

L’anecdote

Durant les 2 premières années de ma dernière société, j’ai vécu les hauts et les bas, sans vraiment ressentir un décollage de l’activité.

J’avais bien quelques explications (comme l’activité cyclique autour des logiciels), mais rien qui me permettait de valider une stratégie efficace pour avoir une croissance stable.

Et puis, j’ai trouvé un client, un client en qui j’ai tout donné (et surtout mes salariés).

Ces efforts, cette volonté de pouvoir enfin démontrer tout notre savoir-faire a enfin fini par payer et l’activité a cru, et de plus en plus.

Nous tenions enfin cette croissance continue tant recherchée

La croissance a amené la croissance. La réussite amène la réussite.

De nouveaux clients arrivaient, tout était merveilleux : j’allais pouvoir enfin lancer le nouveau produit que nous avions imaginé en interne !

Et en fait … non, ça s’est pas du tout passé comme ça.
Le client nous a pris toute notre énergie, telle une sangsue assoiffée de sang (ou un vampire, c’est comme tu veux).

Impossible de se poser, impossible de tout préparer en interne, nous étions bloqués.

Et puis, de nouveaux salariés arrivaient (et ça s’était chouette, réellement chouette), et il fallait les payer.
Comment alors bien investir en interne, par de l’auto-financement ?

Pour tes notes

Quand ton entreprise est en pleine croissance, ou que tu sens la croissance arriver, et que tu la penses durable, c’est le moment de monter un dossier d’investissement auprès des banques, auprès des investisseurs, auprès du père noël aussi (non en fait, ça, ça fonctionnait quand tu avais 3 ans et demi).

Il ne faut pas attendre de croire que tu peux tout investir par de l’auto-financement. Les startups l’ont bien compris elles, et elles sont même basées sur cette stratégie.

N’aie pas peur d’investir, de prendre des risques pour accompagner plus durablement la croissance de ton entreprise.

Investir au bon moment pour sa réussite

Top 6. Mentoriser mes salariés plus rapidement

Ca y est ton premier salarié vient d’arriver ! C’est un événement tellement merveilleux … et tellement inquiétant, non ?

Et puis, arrive le deuxième, le troisième, le quatrième, on ne les arrête plus ! Et oui, tu es victime de ton succès …

Hey hey, non calme-toi un peu, c’est ta boîte, pas toi qui attire des nouveaux salarié-e-s

Chacun s’organise selon les missions que tu leurs proposes. Et roulez jeunesse !

Ou pas !

Tu as embauché des jeunes, n’est-ce pas ? Et tu as demandé un mouton à 5 pattes en cadeau ?

Les as-tu formés ? Les as-tu réellement formés ?

Oh ben ils se sont formés sur le tas, et puis tu sais, ils sont jeunes, ils apprennent vite !

Bon ok, tu as peut-être pris des personnes expérimentées, et … ah ben mince, tu as eu des pics d’activités quasi en continue !

C’est la faute à pas de chance, et puis tu sais faut bien que l’activité croisse !

Et tu penses sincèrement qu’ils se sont bien formés, que seule leurs expériences passées vont les aider à bien avancer.

L’anecdote

Après la deuxième phase de croissance de ma dernière société, nous étions arrivés à 15 dans la société (en comptant les prestataires, les salariés, les stagiaires et les apprentis).

L’accueil de chaque salarié-e, stagiaire ou prestataire se passait vraiment bien. Chacun avançait sur ses missions, avec volonté et mettant du cœur à l’ouvrage, c’était vraiment beau à voir !

Et puis, je remarquais que personne ne prenait du temps pour se former. Mes salariés perdaient petit à petit des connaissances  ou en tout cas n’étaient plus à jour.

A force d’avoir du monde, de plus en plus de monde, il devenait difficile, voir impossible de les former toutes et tous, au moins au début sur chaque projet, ou sur une technologie donnée.

Des salariés commençaient à me réclamer une autre forme d’organisation.

Pour tes notes

Avec l’arrivée de chacun de tes salarié-e-s, au bout d’un moment, même si c’est toi qui détient le savoir, et qui a le plus d’expérience, tu ne pourras plus fournir partout.

Tu ne peux pas être au four et au moulin, Mamie Jeanne me le répétait tous les jours

Que penses-tu alors de mettre en place un système de mentoring ?

Un mentor, c’est quoi ? C’est un savant mélange entre leader, confiance et expertise technique.

Quel est son rôle ?  C’est de te remplacer !

Me remplacer, ça va pas la tête ?!

C’est pour ton bien, ça s’appelle la délégation, ou bien la responsabilisation !

Les mentors vont devenir les référents dans leur domaine, et les autres salariés pourront leur demander de l’aide, de la formation.

Je te propose : tes salariés ont le droit de choisir leur mentor, pour chaque domaine d’activité (achat, technique, commercial, …), et ne sont plus obligés de passer par toi pour avoir le savoir, les comment-je-dois-faire.

Tout le monde y gagne :

  • toi, ça te libère plus de temps
  • les mentors : ils forment et se sentent important, ils ont une mission encore plus valorisante : former leurs collègues
  • les apprenants : ils savent sur qui compter, sans devoir toujours passer par toi

un mentor, c'est essentiel pour sa réussite

Top 7. Avoir un local plus rapidement

Le mode garage, tu connais ?

C’est ce storytelling que tu lis souvent sur le net, où l’on te parle de telle entreprise qui a été créée dans le garage d’un des dirigeants. Ca amène un côté Do It Yourself, artisanalQue ce soit un mythe ou une réalité, de belles histoires d’entreprises ont été réellement créées à partir d’un travail dans un garage.

Par garage, ne vois pas toujours le vrai garage où tu mets ta voiture, où tu trouves des bouis-bouis. Ca peut être aussi dans ta chambre, dans une pièce à l’arrache, cacher dans le sous-sol d’un grand immeuble.

Et puis, tu décides de trouver ton premier local !

Ben oui, il fait un peu noir dans ce garage, et la poussière c’est pas bon pour les ordinateurs

Attends stop, procédons à un petit quizz :  (musique de question pour un champion)

Je suis une jeune entreprise, je n’ai pas d’argent. Je cherche un local, je vais prendre … oui je vais prendre ?

Un local pas cher, et avec super rapport qualité / prix (si si je t’assure)

L’anecdote

Ma première société a été créée … dans le salon de la maison que je louais. Et le premier stagiaire que j’ai accueilli venait travailler dans mon salon, tous les jours.

Et on se mattait des films tous les jours. On jouait tranquil’ à la playstation

Non non, je te rassure, on bossait, et pas mal durant ces premiers temps de la société.

Et puis, ça a commencé à faire petit, et la société a changé de siège social, pour aller, dans … une chambre de la maison.
Toujours pas de vrai local à l’horizon !

A quatre dans une chambre de 10 m², ça commençait réellement à devenir serré !

Nous avons trouvé un local, après de moultes recherches, longues, et très longues. Tu sais, les mêmes que lorsque tu cherches un appart pour toi, quand tu es jeune.

Et nous avons trouvé. Le local parfait, super bien placé, avec une ambiance de dingue, et l’esprit sartup / fun que nous cherchions tant !

Ah .. ah non, en fait, on a trouvé un local un peu pourri, loin de tout, et c’était le seul pour le budget établi et le seul réellement disponible.

Et puis l’entreprise a encore grandi, et nous avons eu une opportunité pour rejoindre un nouveau bâtiment, Créatic, neuf, plein d’énergie, et surtout avec de l’espace !

Et nous tenions enfin le Saint Graal, le local que nous rêvions d’avoir depuis les débuts, 5 ans après le début de l’activité.

Pour tes notes

L’esprit garage c’est bien, et ça se comprend, surtout aux débuts de la réussite : pas de thune, jeune entrepreneur-e, tu n’as pas réellement le choix.

Pourtant, ça ne pourra pas continuer ainsi. Tu devras à un moment prendre un local pour accueillir tes salariés (à moins que tu choisisses le télétravail), ou tout du moins pour recevoir tes clients.

Poses-toi alors ces questions :

  • quelle image je souhaite donner à mes clients, prospects qui viennent me voir dans mon entreprise ?
  • quelle image, quelle culture, je veux instaurer dans mon entreprise, grâce à mon local ?

Bien souvent, il est plus intéressant de pousser un peu sur le budget pour avoir un local digne de ce que l’on souhaite mettre en place.

Avoir un local un peu classe, un peu plus grand que la taille de son entreprise, et l’avoir assez rapidement dans la vie de son entreprise est une très bonne chose en soi !

un beau local est important

Top 8. Travailler moins

Quand on fait un travail avec passion, s’agit-il encore d’un travail ?

Vous avez 2 heures, remettez-moi les copies par mail.

Quand on est passionné, on ne voit pas le temps passé. Ca te fait ça toi aussi ?

Tel client te demande de lui faire une propale pour demain : tu te dis chouette, une nouvelle propale ! Aller, je taff jusqu’à 3 heures du mat’ et comme ça je lui rend demain, à la première heure.

Et puis, j’ai la déclaration TVA à faire : aller, je la ferai samedi toute la journée comme ça je serai tranquille dimanche.

A flûte, j’ai oublié que j’avais mon prochain produit à préparer, et mes mails à trier : je bosserai … ah il ne me reste que dimanche de dispo. Tant pis pour l’aprem avec mes amis.

Au bout d’un moment, tu commences à faire des nuits très (trop courtes), tu commences à ronger sur tes week-ends, sur ta vie perso, ta vie de famille.

Et la, c’est le début d’une auto-mutilation, qui va te ronger de l’intérieur.

L’anecdote

A plusieurs reprises, j’ai du fournir une énergie considérable pour ma dernière société. Cette énergie, au début, je la donnait de gaieté de cœur, en y voyant une opportunité d’avancer, de me prouver que j’allais y arriver.

Un gros clients est arrivé, et l’énergie a été encore plus forte. Les mails partaient à des heures très très tardives (trop, beaucoup trop tardives). Les clients envoyaient des textos, appelaient le samedi, le dimanche.

Je devais préparer les projets pour les salariés, organiser les équipes, faire la compta …

Mes nuits, ces amies chères durant mon salariat, ont beaucoup souffert de ma nouvelle relation avec mon entreprise.

Je suis passé de 7-8 heures de sommeil à 4 heures en moyenne tous les jours. J’arrivais à plus de 70 heures de travail par semaine.

Et tout ça jusqu’à un point de rupture .. ma mort cérébral

Non non, je plaisante ! Je plaisante hein !

J’ai réellement pris conscience de cette dépendance empoisonnée grâce à la lecture d’un livre :
 et puis, aussi en appliquant un des grands principes de gestion du temps : la loi de parkinson.

Pour tes notes

Je t’en parlais dans un article passé, où je t’invitais à prendre des pauses. Faire des pauses c’est bien, et raccourcir tes journées de travail c’est encore mieux.

Ca te permet d’aller à l’essentiel, et de focaliser sur les 20% de travail les plus importants de ta journée (poses-toi la question : quels sont les 20% qui représentent 80% de travail de ta journée).

Avec la loi de Parkinson,  dont je te parlais dans l’anecdote, tu verras, ça te forcera à faire autant, voire plus, dans un temps plus court.

C’est impossible, j’ai trop de choses à faire !

Oui, c’est sûr tu as beaucoup de choses à faire, énormément de choses à faire.

Et pourtant, tu n’es pas obligé de tout faire dans ta journée, tant que tu as fait le plus important. Tu verras ça allège d’un poids énorme !

Et ta famille, ton sommeil te remercieront !

Sommeil et réussite font bon ménage, tu ne penses pas ?

travailler, oui mais travailler bien

 

Aller, on refait une pause d’une semaine ! Prends bien le temps de tout lire, et j’attends tes remarques avec grand plaisir.

Au fait, tu as vu ma chaîne youtube qui vient d’être créée ?

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